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Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, il est un terme qui a pris le dessus sur beaucoup d’autres, c’est le terme « Start-up ». En 2021, on ne crée plus en France de nouvelles entreprises, on ne se met plus à son compte, non, on crée une start-up.

C’est tout de suite plus dynamique, isn’t it ?

L’usage, voire l’abus de ce terme, fait parfois perdre de vue quelques réalités très terre à terre de la création d’entreprise. Et un certains nombres de jeunes startuppers semblent avoir pour objectif principal d’effectuer des levées de fonds, c’est-à-dire d’obtenir d’investisseurs des sommes considérables pour faire grandir leur projet.

A chaque étape de la croissance de l’entreprise, pardon, de la start-up, correspond un anglicisme spécifique.

Une ébauche de projet est une « seed » (une graine, en anglais). Lequel projet doit « disrupter », c’est-à-dire se différencier de services déjà existants.

Ensuite viendront les démarches pour trouver des investisseurs (pardon, des Business Angels, ou « B.A. ») qui croient en ce projet et en ce jeune entrepreneur. Ce sont les « A series » puis « B series ». etc.

Un nouveau terme apparaît, qui met un mot anglais sur une réalité extrêmement simple. Il s’agit du Bootstrapping.

Qu’est-ce que le Bootstrapping ?

Et bien cela consiste à financer son développement en gagnant de l’argent.  Et oui, le Bootstrapping c’est tout simplement le fait de s’autofinancer en générant des revenus.

Ce qui paraît évident à la plupart des chefs d’entreprises, voire à toute personne qui gère un budget, de la mère de famille à la plus petite association de quartier.

Cet anglicisme révèle deux choses.

La première, que cet engouement pour les anglicisme n’a pas fini de nous amuser.

La seconde, plus grave, est que de trop nombreux créateurs de start-ups perdent de vue LA condition sine qua none de la survie et du développement de leur jeune entreprise : il faut des clients, du chiffre d’affaires et de la marge. Sinon, bye-bye la start-up.

J’invite tous les candidats à la création d’entreprise, qu’ils souhaitent se dénommer entrepreneur ou startupper de se convertir au Bootstrapping, c’est la clef de leur avenir et de leur indépendance.